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Aérodrome de Saint-Hubert : la Wallonie investit

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En 2014, la ville de Saint-Hubert, la Société Wallonne des Aéroports (SOWAER) et plusieurs utilisateurs se sont associés au sein d’une société coopérative pour reprendre la gestion de l’aérodrome de Saint-Hubert. Une manœuvre délicate faisant suite au retrait de l’intercommunale Idelux. Deux ans se sont écoulés, et l’infrastructure semble avoir surmonté la zone de turbulences.

Lundi, le ministre wallon des Aéroports René Collin s’est rendu sur place avec quelques bonnes nouvelles en poche. « En 2014, le gouvernement wallon avait décidé d’accorder une aide annuelle de 100 000 euros maximum à l’aérodrome pour couvrir le déficit des deux premières années », rappelle le ministre. « Il s’était également accordé sur la possibilité d’intervenir à concurrence du même montant pour trois années supplémentaires à condition de disposer d’un plan d’affaires. Celui-ci a été établi en juillet. Je vais donc le présenter au gouvernement pour qu’il confirme son intervention pour les trois années à venir. Cela devrait permettre à l’aérodrome d’atteindre l’équilibre et de voler de ses propres ailes d’ici 2019. »

Le gouvernement a par ailleurs confirmé la deuxième phase — 905 000 € — de son plan investissement pour le site. « Les investissements complémentaires seront réalisés dès 2017 : ils porteront notamment sur la rénovation intérieure complète du chalet, l’installation de panneaux photovoltaïques ainsi que l’aménagement d’un nouvel atelier de maintenance dans les hangars. » La première phase — 866 677 € — est en cours d’achèvement. Le redéploiement de l’aérodrome de Saint-Hubert devrait également passer par le tourisme. « L’aérodrome bénéficie d’un cadre exceptionnel, propice au développement d’un tourisme vert et de qualité », commente le bourgmestre Jean-Luc Henneaux. « Nous allons très prochainement réaliser une étude pour déterminer comment doper l’attractivité touristique du site », souligne René Collin.

Les premiers projets se concrétisent puisque, dès cet hiver, le syndicat d’initiative installera les locaux dédiés au ski de fond sur le site de l’aérodrome, d’où partiront de toutes nouvelles pistes. L’aérodrome, c’est aussi 38 000 mouvements aéronautiques par an — dont la plupart sont le fait du Centre National de Vol à Voile —, un pôle ULM, un hélicoptère, un hôtel-restaurant… « Notre ambition, c’est d’en faire l’aérodrome de référence en Wallonie, voire en Belgique », conclut le bourgmestre.

La Meuse Luxembourg du 24 août 2016 - N.P.

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