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Excelsior Virton : le borquin Pierre Chardome a les crocs

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Ennuyé par une blessure durant quasi la totalité du premier tour, Pierre Chardome (22 ans) était dans les starting-blocks. En effet, avec Schmit suspendu et Harvey à l’infirmerie, celui qui a découvert le football à Vesqueville aurait dû fêter sa première titularisation de la saison en championnat ce week-end face à Dender. Malheureusement pour lui, la météo s’en est mêlée et il doit encore patienter.

Pierre, pas trop déçu de cette remise ?

Un peu quand même. Je me suis dit que je n’avais vraiment pas de bol. Maintenant, cela ne fait que repousser le tout d’une semaine et au lieu de jouer Dender ce sera Knokke.

Vous attendiez tout de même ce match impatiemment…

Cela fait en effet un petit temps déjà que j’espérais pouvoir commencer un match. S’il y a bien quelqu’un qui a les crocs à l’heure actuelle dans le monde du football, c’est moi. J’ai été pas mal malchanceux ces dernières années et j’ai hâte d’avoir l’opportunité de montrer qu’on peut compter sur moi.

Face à Berchem, vous avez joué vos premières minutes depuis le déplacement à Boom en coupe. Pouvez-vous nous rappeler ce qu’il s’est passé entre-temps ?

Je me suis blessé à Seraing lors du dernier match amical disputé la semaine avant la reprise du championnat. J’ai été touché à la cheville où deux ligaments ont été déchirés. Du coup, j’ai dû porter une « botte plâtrée » pendant une semaine et après j’ai dû faire du travail sur ma cheville pendant près de deux mois. Après, j’ai eu du mal à me débarrasser des douleurs et j’ai un peu galéré avant de revenir pour la première fois sur le banc lors du dernier match de 2017 à Deinze. Et encore, ma présence était due à quelques absences car je n’étais pas encore prêt à ce moment-là.

Fin août, lors du déplacement à Seraing, Alexandre Harvey s’était blessé. Cela avait permis à Benjamin Schmit de s’imposer à droite de la défense. Vous ne vous êtes pas dit que cette place aurait pu être vous ?

Bien sûr que si et c’est humain comme sentiment. Cela aurait pu être ma chance et cela a permis à Benjamin de faire mieux que dépanner à ce poste pour finalement s’y imposer. Le foot est ainsi fait mais je suis très content pour Benjamin qui est quelqu’un que j’apprécie beaucoup.

Mais pour vous ça a été un nouveau coup dur ?

Cette blessure m’a fait mal moralement. Je pense que je faisais une bonne préparation, j’étais bien dedans et crac, tout s’est arrêté. J’ai repensé à ma situation lorsque je suis passé des U17 aux U19. Là, j’avais été à l’arrêt quasiment pendant deux ans à cause de blessures au genou. À l’époque, j’avais été opéré trois fois du ménisque, deux fois à droite et une fois à gauche. Cet été, je me suis dit rebelote, c’est reparti pour un calvaire et j’ai même songé à arrêter.

Votre persévérance a finalement payé et ce samedi, face à Knokke, vous serez normalement sur le terrain. Le fait d’affronter les Côtiers et pas Dender, ça change quelque chose pour vous ?

C’est vrai que l’approche n’est pas pareille. Face à Dender (13e, 19 points), un concurrent direct, on aurait été dans l’obligation de l’emporter pour faire une bonne opération au classement. Ici, ce n’est plus pareil. C’est même plutôt Knokke (NDLR : 3e, 38 points) qui est obligé de prendre les trois points. Nous, on a tout à gagner dans ce match.

Knokke est en plus dans une mauvaise passe avec un nul au Patro et une défaite contre Lommel… C’est vrai. Mais cela ne veut pas dire que ça va aller tout seul pour nous. Ils auront à cœur de relever la tête et de renouer au plus vite avec la victoire. Ce sera à nous de faire en sorte que cela n’arrive pas. De plus, on a à cœur de montrer à domicile qu’on sait rivaliser avec les grosses cylindrées de la série. Et puis, on a quand même besoin de points pour distancer la zone rouge.

Une interview "La Meuse Luxembourg" - Stéphane Marchesani

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